Nic0,
09/02/2010
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Source: Nic0
Une petite approche de cette distribution de notoriété grandissante qu’est ArchLinux, de son état d’esprit, de sa communauté.
Bien sûr je me dois de préciser que c’est la distribution Linux que j’utilise, ce qui ne me place pas dans la position la plus facile pour en parler mais je vais rester le plus objectif que possible.
J’entends par distribution abordable non pas le coût/prix puisque c’est gratuit, mais le côté techniquement abordable.
On entend souvent qu’ArchLinux est une distribution de geek, qu’elle n’est pas facile.
Ok, ce n’est pas la distribution la plus ‘user-friendly’, il faut faire certaines configurations dans des fichiers texte, mais personnellement je ne trouve pas son approche si difficile, et je pense qu’un débutant, un peu curieux et attentif à ce qu’il fait, peut sans trop de difficulté installer, et maintenir cette distribution.
Il est d’ailleurs possible que cette réputation lui est dût à ses premières heures, où le système n’était pas aussi stable qu’aujourd’hui, et donc la maintenir plus ardus.
Il est néanmoins préférable d’avoir des connaissances GNU/Linux avant de se lancer dans son installation.
Le plus important étant encore savoir lire (correctement) le wiki, un peu de patience, ne pas avoir une peur bleu de la console, une dose de curiosité et de persistance.
Mais sûrement que le maitre mot est curiosité, car il faut aimer fouiner, comprendre et découvrir de soi-même pour être dans une approche positive de cette distribution.
La curiosité d’en apprendre un peu plus sur les applications de base d’un système GNU/Linux. Mais pas non plus dans le sens stricte de Linux.

Judd Vinet
Un peu d’histoire
L’histoire d’ArchLinux débute en 2001 à l’initiative de Judd Vinet (début 2001 à en croire cette interview de Judd Vinet) mais la première version d’ArchLinux (ArchLinux « Homer » 0.1) n’apparaît qu’en mars 2002, et inspiré par une autre distribution Linux appelée Crux Linux.
Judd Vinet sera aux commandes d’Archlinux jusqu’en 2007, et passa le flambeau à Aaron Griffin, comme le montre cette news de l’époque.
Principe KISS
On ne peut parler d’ArchLinux sans dire un mot sur le principe KISS (Keep It Simple, Stupid), qui en quelques mot signifie rester simple dans la conception (conception simple n’est pas forcément synonyme de conception de débutant), ainsi que le fait d’utiliser une application pour un but, en simplicité.
« Simplicity is the ultimate sophistication. » –Leonardo Da Vinci
ArchLinux veux donc proposer une distribution en toute simplicité, on le retrouve à l’installation:
Une fois l’installation de base terminé, on se retrouve devant une console et puis c’est tout ! :þ
Mais l’installation de tout un environnement graphique n’est qu’a quelques coup de pacman près (voir la partie gestionnaire de paquetage).
Il convient à chacun d’arranger son installation comme bon l’entend, brique par brique, rien d’imposé à l’utilisateur, il en reste maitre de ses choix.
Donc, pas de bureau imposé par défaut, ni aucune sorte de logiciels, juste l’essentiel, un noyau, de quoi se connecter à internet et c’est un peu près tout.
Si l’installation et la gestion des bibliothèques / logiciels est bien faite, on se retrouve vraiment avec un environnement très réactif (la réactivité d’ArchLinux est reconnu), et cela même pour les environnement bureau tel que Gnome/KDE.

Ancien logo d'Archlinux, remplacer en decembre 2007
Rolling release
Un des points vraiment appréciable d’ArchLinux c’est son côté rolling release, ArchLinux ne propose pas de sortie de version, comme Ubuntu (9.04, 9.10…) ou Debian (etch, lenny…) ou la plupart des distribution.
Lorsqu’un CD d’installation sort, les paquetages fournis sont ceux du moment, un peu comme un ’snapshot’ du dépôt, et après cela, les mises à jours de système et logiciels sont constantes, effectuer par l’utilisateur.
Les conséquences de cela, c’est que l’utilisateur à toujours un système à jour (dernier cri) même s’il à faite l’installation il y a plusieurs années. Il n’y a pas de changement de version brusque et dangereuses à faire.
On obtient généralement les derniers version de logiciels compilé rapidement. Pas besoin d’attendre une nouvelle sortie de version de la distribution pour profiter du dernier gnome, ou de la dernière mise à jour de son logiciels favori.
Un gestionnaire de paquet
ArchLinux est avant tout une distribution dites binaires, tout comme Ubuntu, Débian, Fédora et bien d’autre, la distribution fournit dans des dépôts un ensemble de paquetages (logiciels) qui sont précompilé.
C’est plus rapide lors de mises à jours, pas besoin de faire de longues compilations (surtout pour de gros logiciels).
Une des spécificité d’ArchLinux est également d’être optimisé pour les architectures i686 et x86_64, qui sont divisé en deux dépôts.
Ces deux architectures couvrent la majorité des ordinateurs utilisé à aujourd’hui.
Pour gérer cela, un gestionnaire de paquets, (tout comme l’est ‘aptitude’) un outil performant : pacman.
Pacman est plutôt simple d’utilisation, il gère les dépendances efficacement.
Pour donner un aperçu de son utilisation :
pacman -Syu met à jour la liste des paquets et votre système
pacman -S un-paquet pour installer un ou des paquets (donner les noms des paquets à la suite)
pacman -R un-paquet pour supprimer un paquet
pacman -Ss motclé pour rechercher un paquet en rapport avec le mot clé
Les trois dépôts binaires principaux sont [core], [extra], [community] auquel on peut rajouter le dépôt francophone [archlinuxfr].
AUR
À cela on rajoute l’utilisation d’une sorte de gros dépôt commun, mais quant à lui sources : AUR (Arch User Repository).
AUR rajoute ainsi une multitudes d’applications préparer par la communauté.
Pour gérer l’installation de ces paquetages sources, un outil existe, (français) du nom de Yaourt, et simplifie grandement l’utilisation d’AUR.
Une communauté francophone
Linux, c’est aussi et avant tout des personnes rattaché aux projets, la communauté francophone d’ArchLinux est plutôt réputé pour être sympa et réactive sur les forums. (Je dis ça en toute objectivité hein ! :þ)
Mais bien qu’une aide sera toujours apporté, il ne faut pas oublier de chercher un peu soi-même avant de poser des questions.
Les meilleurs réponses à une question sont celle qui vous font réfléchir car les connaissances solide viennent par la réflexions, et par la pratique, et non pas par une suite de commandes prête à l’emploi et copié-collé.
La communauté francophone fût divisé pendant un temps en deux partie, archlinuxfr.org et archlinux.fr, mais à aujourd’hui, il ne reste qu’archlinux.fr.
Petit aparté: On voit parfois sur le forum, des personnes s’offusquer par des réponses rapide et froide, ne citant qu’un lien, bref ne donnant qu’une piste et non une réponse ‘prête à l’emploi’. On en arrive parfois que la personne s’énerve en invoquant « l’esprit du libre ». Rappelons quand même que Linux n’a pas toujours été aussi accessible que Ubuntu (ce n’est qu’un exemple), qu’auparavant une installation de Linux était plus compliqué que d’installer même ArchLinux, et demandait réflexion. Bref, tout ça pour dire qu’historiquement je pense que l’esprit du Libre est une entre-aide pour pousser à la réflexion et à l’autonomie plutôt que du prêt-à-l’emploi.
Donc, vous pouvez retrouver la communauté française sur plusieurs endroit principalement :
- Le wiki
- Le forum
- Et retrouvez également de l’aide sur Freenode, le salon irc #archlinux-fr.
D’autres moyens sont encore disponible, tel un salon sur jabber, ou encore les mailling-list, mais sont un peu moins active.
Les distributions dérivées
Avec l’intérêt grandissant pour la distribution ArchLinux, on a vu au fil du temps des distributions dériver de celle-ci :
- Chakra: un liveCD proposant directement un environnement graphique sous KDE, et plus particulièrement kdemod, une version plus modulaire. Une partie du forum francophone lui est même dédié.
- ArchHurd Un projet très récent (début janvier 2010), basé quant à lui sur le système GNU/Hurd, un projet comme on ce doute (avec Hurd) plutôt réservé pour les connaisseurs et aventureux, pas de stabilité, et installation plus compliqué… c’est Hurd quoi :þ
- ArchServer Distribution visant la stabilité et clairement orienté pour les serveurs.
- CTKarchLive: Un liveCD créée par CalimeroTecknik de la communauté française, un live qui se veux rapide et léger.
- Kahel OS : basé quant à lui sur l’environnement de bureau Gnome.
Conclusion
J’espère surtout ne pas avoir été trop de parti pris pour cette présentation d’une distribution qui vaux vraiment le détour.
ArchLinux n’a certainement pas l’expérience d’une distribution tel que Debian, mais n’a pas acquit cette notoriété par hasard. Réactivité et simplicité sont maitre-mots.
Elle s’est fait une places en quelques années parmi les nombreuses déjà existantes.
Et pour conclure… hmm ? vous n’êtes pas déjà en train de télécharger Archlinux !?
Bon, ok un p’tit mot pour la fin faim:
Yaourt c’est bon, mangez-en :þ