radek411,
23/12/2011
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Source: Radek411
Salutations,
Suite à mon petit article sur les liseuses, j’ai commencé à rechercher un bon produit correspondant à mes critères, pour me l’acheter. Après avoir épluché quelques tests et longuement hésité entre plusieurs modèles, j’ai fini par acheter le Kobo Touch (ou Kobo by Fnac). Depuis quelques jours d’utilisation, je suis bien satisfait du produit, qui remplit tout à fait les fonctions que je souhaitais sur ce type d’appareil. Je vous livre donc cette petite prise en main, pas franchement originale mais qui peut éventuellement vous être utile, dans laquelle je relate mes impressions.
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Premières impressions
Kobo ayant passé un partenariat avec l’enseigne, je me suis rendu à la Fnac la plus proche de chez moi pour acquérir l’objet. De surcroît, j’ai pu profiter de l’offre adhérent, à savoir un bon d’achat de 30€, ce qui est non négligeable – et m’a permis de récupérer gratuitement un bel étui. Mon achat validé, je retourne chez moi, histoire de découvrir l’engin. J’ouvre donc le carton d’emballage et découvre l’appareil, accompagné de paperasse et de son câble USB – Kobo est donc assez avare en équipement, point même de chargeur secteur fourni.
L’appareil en lui-même est plutôt agréable en main, léger, finition exemplaire et, du reste, plutôt joli. Il semble d’ailleurs assez résistant, même si je ne conseille pas de le laisser tomber au sol… Les commandes du Kobo se résument à un bouton en façade et un autre, glissière de mise en marche, sur la tranche haute – des boutons servant à tourner les pages auraient été appréciables. Tout est assez épuré, donc.
La tranche de l’appareil (dans l’étui)
Le déballage et l’observation de l’appareil terminés, je glisse le bouton de mise en marche – assez résistant pour ne pas s’enclencher dans une poche. Le premier allumage est peut-être le plus gros point noir de l’appareil : on doit l’activer à l’aide d’un logiciel distribué par Kobo – disponible sous Debian, me semble-t-il. Ceci fait, l’appareil se met à jour, se lance et est dès lors utilisable.
Je découvre donc l’interface tactile du Kobo Touch. L’écran sensitif est bien agréable et plutôt réactif – bien qu’il me soit arrivé, au début, de devoir m’y prendre à deux fois. On atterrit alors sur la page d’accueil, très simple et sans fioritures, affichant le fichier en cours de lecture ainsi que les derniers utilisés et quelques liens vers, entre autre, la bibliothèque et la configuration.
L’interface principale
Le premier contact avec l’appareil est donc bon. Il semble de très bonne facture et une fois passé l’embêtante bien que rapide phase d’activation, le premier contact avec l’interface tactile est agréable.
La lecture
Avant tout, le Kobo Touch est une liseuse. Tout ce qui concerne la lecture est donc assez important et déterminant. Tout d’abord, on ne peut que s’incliner devant la pléthore de types de fichiers supportés[*], même si on n’utilisera les 90% du temps que des fichiers epub et éventuellement pdf – j’utilise aussi beaucoup de fichiers cbz et cbr. Outre les fichiers textes, l’appareil supporte aussi beaucoup de fichiers images. Enfin, beaucoup regrettaient l’absence de fiche jack et la non-prise en charge de l’audio ; je n’en ai personnellement rien à faire, d’autant plus que les liseuses proposant cette fonctionnalité ne supportent généralement que les fichiers MP3.
Les livres
La lecture de livres, donc. Il n’y a pas à dire, elle est très agréable. L’encre numérique remplie parfaitement son travail, le texte est lisible et on ne se fatigue pas les yeux. De plus, les options de configurations sont pratiques. On a le choix entre différentes polices, leur tailles, l’interligne, la marge et enfin, la justification. On peut aussi choisir la fréquence de rafraichissement de l’écran e-Ink – le flash noir qui rebute certains (et que je ne trouve en rien embêtant). L’appareil ne permet pas la lecture en mode paysage pour les fichiers epub – mais le propose pour les pdf et les cbr/cbz, notamment. Encore un point qui ne me dérange pas, je préfère lire en portrait.
Lecture et options
Les PDF
On sent que la lecture de fichiers PDF n’est pas le point fort des liseuses à encre numérique, surtout à cause de la taille de l’écran (6″) et, éventuellement, de l’absence de couleur. En effet, à moins que le fichier soit adapté, il faut souvent zoomer pour pouvoir lire, etc. Malgré tout, la lecture de fichiers PDF reste plutôt agréable (tout est relatif), et on peut aussi basculer en paysage. De plus, un détail rend cette lecture meilleure. En effet, pour se déplacer dans le PDF, il faut glisser son doigt sur l’écran ; sur cet appareil, lorsqu’on lève le doigt, l’écran ne se rafraichi pas directement et laisse à l’utilisateur le temps de répéter son mouvement plusieurs fois. Cela peut ne pas paraitre vraiment important, mais ce petit détail – qui n’est pas présent sur certaines machines, à ce que j’ai lu/vu –, rend les déplacements plus rapides et confortables – ceci ne se limite pas qu’aux PDF.
Lecture de PDF
Les BD
Le Kobo Touch propose le support des fichiers cbr et cbz, contrairement aux autres modèles de liseuses. Cette fonctionnalité est utile ou non, selon votre utilisation. Personnellement, je l’utilise et la trouve plutôt bonne, du moins pour les mangas. En effet, leurs pages sont juste légèrement plus grandes que l’écran de la liseuse ce qui permet d’avoir un bon confort de lecture. J’ai trouvé la grande majorité des textes lisibles et l’affichage est rapide. Pour une bande-dessinée grand format, c’est un peut-plus laborieux, comme pour les PDF.
Lecture Manga/BD
Voyons maintenant les autres points à propos de la lecture, tous fichiers confondus. Une fonctionnalité intéressante – et qui concerne la plupart des modèles de livres numériques sur le marché –, le dictionnaire intégré. Il suffit de rentrer le mot voulu dans le champ de rechercher ou de le sélectionner dans le texte – appui long, on peut aussi sélectionner un pan entier du texte – pour chercher sa signification dans le dictionnaire ou encore le traduire. Pour le moment, les dictionnaires proposés par le Kobo by Fnac sont l’Anglais, l’Allemand, ainsi que plusieurs sens de traduction – Anglais-Français, Allemand-Anglais, etc. Le dictionnaire Français, ainsi que de nouvelles possibilités de traduction devraient apparaitre dans la prochaine mise à jour – heureusement, ce serait du foutage de gueule sinon.
Du reste, l’appareil propose quelques autres fonctions bien pratiques. On peut facilement ajouter des signets – il suffit de toucher le coin haut-droit de l’écran – et les annoter. On peut aussi annoter librement les pages, les mots et surligner n’importe quel passage. Par contre, point d’annotations « dessinées », il faut passer par un petit clavier – plutôt réactif tant qu’on ne tape pas excessivement vite. La recherche dans le livre est aussi de la partie, comme le déplacement rapide de chapitres en chapitres.
Sélection de texte
La lecture, point principal de l’objet, est donc très agréable. Les nombreuses options permettent de configurer l’affichage du texte selon notre bon vouloir, et l’encre numérique apporte un bon confort d’écriture. Du reste, la possibilité d’annoter le texte ou de surligner des passages est plutôt utile, dans certains cas. Malheureusement, l’absence de dictionnaire français est regrettable, pour le moment du moins.
L’accès aux fichiers
Pour installer des fichiers sur le Kobo Touch, rien de plus simple. Il suffit de le connecter à un ordinateur pour accéder à la mémoire comme pour n’importe quelle clef USB – très bien reconnu chez moi . C’est bien pratique et on n’a aucune restrictions, pas comme chez Amazon… De plus, les inconditionnels de Calibre peuvent l’utiliser pour transférer leur bibliothèque. Envoyer des livres sur l’engin est donc très simple et rapide. Par contre, la mémoire de 1gio peut sembler faible. Pour parer à cela, munissez vous d’une carte Micro-SD !
L’appareil possédant le Wifi, on peut aussi le connecter à Internet et accéder à la librairie intégrée. Je l’ai testé une fois, elle n’est pas trop mal foutue mais mériterai quelques améliorations, notamment au niveau de la recherche. De toute manière, je ne l’utilise pas. Du reste, on peut accéder à d’autres sites proposant des livres numériques, comme celui du projet Gutenberg.
Par contre, l’accès aux fichiers installés sur l’appareil via bibliothèque souffre d’un défaut important : pas de tri par collections ou catégories personnalisées, ce qui s’avère assez embêtant. Cela sera peut-être ajouté par une mise à jour. Du reste, la liseuse propose quatre catégories pré-définies, « livres », « journaux », « extraits », « favoris », ce qui reste tout de même assez maigre. Aussi, les numéros de séries ne sont pas affichés, ce qui peut s’avérer contrariant pour une grosse série de livres.
La bibliothèque
Enfin, l’appareil dispose d’un navigateur web simpliste, qui permettra d’accéder à différents textes disponibles en ligne, à des sites d’informations… Il est loin d’être ultra-fonctionnel mais a le mérite d’être présent et peut toujours dépanner : il ne faut pas oublier que le principal but d’une liseuse n’est pas de naviguer sur le web.
L’accès à votre bibliothèque sur cet appareil est donc assez simple et l’installation de fichiers sans restrictions. De plus, il existe des moyens subsidiaires pour accéder à n’importe quel texte. Malgré tout, le classement des bouquins est vraiment pauvre : il n’y a plus qu’à souhaiter le support des collections et catégories personnalisée à la prochaine MàJ. Le must serait tout de même la navigation par dossiers.
Les autres fonctionnalités
Outre le navigateur Web qui vient d’être évoqué, le Kobo Touche propose quelques fonctionnalités annexe pas vraiment utiles ou que je n’ai pas encore testée. C’est le cas, notamment, de « Reading Life », qui propose de partager ses lectures sur Facebook – ce dont je me contre-balance. On peut aussi accéder à ses statistiques de lecture : c’est loin d’être indispensable mais c’est amusant, tout comme le système de récompenses qui décerne différents titres si vous accomplissez certains objectifs (lire en pleine nuit, etc.). Je n’ai pas encore non plus testé la fonction de synchronisation, qui propose notamment d’exporter ses différentes notes vers un serveur extérieur pour y accéder ailleurs. Je ne sais pas s’il est possible d’installer son propre serveur, ce qui m’intéresserait, vu ma réticence envers le « cloud ».
Les licences
Un dernier point à propos des licences et du système de l’appareil. Ce dernier tourne grâce à un noyau Linux et utilise de nombreux logiciels libres sous licence Apache, Gnu/GPL, Gnu/LGPL, MIT, zlib, etc. De plus, tous les codes source libres sont téléchargeables depuis un dépôt GIT. À mon sens, c’est un point à considérer.
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Cette liseuse est donc très intéressante. Elle est simple et épurée, sans trop de fioritures et lit la plupart des fichiers textes répandus, ce qui est un excellent point. L’interface est bien pensée et va à l’essentiel, ce qui est appréciable sur ce genre d’appareil qui est censé être utilisé comme un livre et non comme une tablette tactile. De plus, l’engin propose des fonctionnalités intéressantes comme la lecture de fichiers CBZ/CBR et les fonctions d’annotations sont simples d’utilisations – très utiles dans certains cas. Le tout dans un support plutôt beau, bien construit et léger, avec une bonne autonomie avoisinant le mois – je ne l’ai pas testée, mais c’est sans doute vrai tant qu’on coupe le wifi. Malgré quelques défauts assez remarquables comme l’impossibilité de classer ses ouvrages – espérons que cela voit le jour avec une nouvelle version du système –, le Kobo Touch est un bon livre numérique qui rempli avec excellence ce qu’on demande à un livre, avec les avantages du numérique.
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[*] Formats textes : EPub, PDF, MOBI, TXT, HTML et RTF ; Formats images : JPEG, GIF, PNG, BMP et TIFF ; Formats Bandes Dessinées : CBZ et CBR
